21.10.2008
PIANO BAR
Aujourd’hui, j’ai laissé sur ton portable un message pour nous retrouver au piano bar. A la terrasse, sous le soleil, je t’attendais. Le temps était propice à s’expliquer.
Tu es partie avec tes chapeaux sous le bras et ton sac de voyage, décoiffée. Mais qu’est ce que j’ai fait pour que tu me laisses seul. L’appart est triste et le chat aussi. Tu ne viens plus te balader sur les pentes de la Croix Rousse en laissant ton parfum flotté dans les allées ; pourtant j’aurais aimé, ce soir, les dévaler avec toi, main dans la main, comme autrefois, affamés vers le kebab du petit théâtre.
Grand Jo est passé par là. Carine est revenue, il est embêté avec elle. Il n’en revenait pas que tu sois partie comme ça. Il m’a payé une bière vodka et il est parti avec la serveuse au ciné voir un western, je croix.
Je t’attends encore, je sais que tu es toujours en retard. Il faisait nuit, dans le bar aussi, je ne n’ai pas vu le rideau de fer gris, crade, tagué se fermer. Je lui ai mis un grand coup de pied. La tôle ondulée s’est mise à onduler, à onduler comme des vagues. J’ai vu des touches de pianos giclées de partout en blanc et noir et puis plus rien.
L’ambulance roulait doucement en silence, les façades des immeubles clignotaient de bleu. Mon corps était bien.
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10.07.2007
Jazz à Vienne je reviens …
Quand le soleil descend sur nous, la troupe n’est pas encore en scène, les bonnes gens s’installent sur les gradins du théâtre antique avec les sandwichs et coussins pour ceux qui ont les fesses fragiles. Y’en a des bleus made in festival et d’autres qui sortent de la maison quitte à dévaster la banquette pour un soir.
La scène est encore vide et les gradins presque tous pleins. Les deux écrans géants passent les bobines de l’assistance qui surprises font face aux caméras, c’est le sourire qui prime et moi qu’est-ce que je ferai ? Ca va commencer !
Les notes fusent dans le jour finissant, rougeoyant les collines autour et nous par les projecteurs soit vert soit bleu, c’est le jazz qui s’incruste aussi. La musique prend sa place en nous.
La nuit est tombée et la scène lumineuse seulement éclaire les quatre musiciens et les talons hauts de l’affiche du festival en fond de scène.
On est bien dans la communauté, les artistes aussi. Les rappels abondent et sur les écrans géants les sourires des vedettes en disent long, ils sont prêts à faire le bœuf sur scène …
C’est fini. Dommage il pleut dans la nuit mais le soleil est dans nos têtes.
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