01.11.2007
Pépé s'est pété la gueule
Quand on est vieux tout est usé mais quand la tête déconne, ça n’arrange pas les choses. Pépé lui il ne se rappelle pas des choses et quand il pose une question, il a oublié la réponse deux secondes après. Moi je ne vis pas avec lui, ce n’est pas comme Mémé qui est usée dans sa tête comme elle dit. Et puis il a son problème de genou. Il ne peut plus marché, il bransigole (brandouiller en correcteur d’orthographe) et même de plus en plus. Alors l’autre nuit il s’est pété la gueule en allant aux toilettes et même fort puisse que les pompiers sont venus pour l’emmener à l’hôpital. Il a eu très mal.
Quand je suis allé le voir à l’hôpital, il était étincelant et frais comme la rosée du matin sur une pomme d’automne pourtant il a été opéré du col du fémur dans la nuit, mais il se rappelle de rien.
- Quand c’est que je sors ? dit Pépé dans son lit tout blanc, tout propre.
- Mais tu sais que tu ne peux pas sortir tout de suite, tu as été opéré cette nuit, lui dis-je gravement en plissant le front de manière à être plus dissuasif.
- Ah bon ! qu’il fait étonné.
- Mais l’infirmière te l’a déjà expliqué, me tournant vers elle.
- Oui mais je veux rentrer à la maison, je vais bien maintenant, dit-il sur de lui.
- Tu sais que tu va être obligé de rester encore quelques temps, et puis tu devras faire de la rééducation pour ta jambe, ça va demander du temps tu sais !
- Ah bon !
Après lui avoir bien expliqué avec l’infirmière, très gentille et compréhensive qu’il a eu un grave accident et que ça demande du temps pour arranger tout ça, je suis partis pas complètement rassuré qu’il ait tout compris. Je me dis qu’il va falloir lui ré expliquer la même chose. Moi, je viens le voir le week-end, mais Mémé, elle, elle vient matin et soir !
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19.08.2007
Les bons bancs de concarneau
Je vous attendais quand vous réserviez la pizzeria pour le soir. Pour cela, je suis allé sur la promenade du quai du port de plaisance. Et puis, je m’assis pour profiter de la vue sur les bateaux et la ville close.
Bien m’en a fait puisque fort d’apprécier la vue, le reste m’en fut agréable aussi. En effet, mon corps se détendit pour épouser parfaitement le profil du banc. Je ne sais pas si ma morphologie correspondait pile poil ou si ce banc là a été conçu pour un gabarit universelle en prenant un peu du grand cow boy du Texas, du mexicain, au profil inca, petit et large, et autre chinois souple et actif, mais voila, il m’allait comme un gant !
Merci monsieur l’architecte de n’avoir pas mis un banc au rabais qui attire la lombalgie au bout de deux minutes. En plus il est beau ton banc comme ceux que l’on rencontrait dans les parcs et jardins d’enfants d’autrefois.
Du coup, j’ai préféré le sandwich à la pizza pour voir le couché de soleil sur le port.L’histoire ne dira pas si j’ai testé mon banc pour la nuit.
19:23 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.07.2007
Un petit bout de chemin avec toi
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Quand j’ai pris la grand route, je ne t’ai pas remarqué tout de suite ta présence. C’est au fil des kilomètres que j’ai commencé à voir ta croupe cavalière dans mon champ de vision extra routière.
Je me suis faufilé entre les voitures jusqu’à toi pour rester planté derrière toi en calquant mon allure sur la tienne. Puis, curieux, je t’ai doublé pour apercevoir ton profil et me rabattre ensuite devant toi pour lorgner ta bouille dans mon rétro. Bien sur, tu as fais ta coquette et lorsque je suis passé devant toi, tu n’a même pas daigné broncher un cil.
Et puis, on s’est passé et repasser devant l’un l’autre dans le flot des voitures qui nous indifféraient. Je m’étais habitué à ta présence et maintenant tu me semblais familière. La route défilait.
Puis, tu as mis ton clignotant pour sortir vers la mer. Je t’ai vu disparaître rapidement dans ta robe verte. Mais moi j’ai continué, mon conducteur filait vers son but qui n’était celui du tien.
Se reverra-t-on un jour sur ta route des vacances ? Peut être sur un parking du centre commercial ou en ville...
Mais moi je repenserai toujours à notre chevauchée fantastique, les rétros au vent, tous les deux, dans l’auto sphère de l’été.
14:15 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








