04.03.2008
Clap1 de Klapisch
En revoyant les poupées russes
J’aime trop son cinéma tout en décalé avec par exemple la scène dans la rue de Saint Petersbourg au dimension architectural parfaite. Duris y suit un mannequin bien carrossé en suivant les mouvements de sa jupe qui battent ses cuisses avec ses bras et en essayant de décoller de bonheur.
Je me demande pourquoi les gens aiment si bien son cinéma et d’autres pas. Ceux qui l’aiment ne se remarquent pas, ils pourraient se laisser aller à leurs fantasmes et leurs rêveries loufoques. Bon heureusement qu’il y a le cinéma pour se marrer au moins. Qu’est ce qui fait que les gens sont bloqués et stressés dans la rue et rentrent dans un personnage de la vie pour jouer un jeu devant ses contemporains.
A 30 ans, c’est vrai ça, c’est un peu vieux pour faire n’importe quoi mais quand l’amour donne des ailes, tu voles à tout age, même papi quoi !
A 20 ans, on devrait voir les jeunes marcher dans les airs plus souvent. On dit que les canadiens, hollandais, allemands sont plus cools que nous, pourquoi ? Les anglais eux sont plus réservés disons excentriques, mais c’est leur humour qui fait que … et nous français pourquoi ce sérieux. Plus de Belmondo qu’un Gabin, oh oui !
Allons vite voir Paris de Klapisch et ses parisiens s’ils sont drôles et nous parler d’amour autrement que Truffaut !
19:37 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.02.2008
Tintin, le canard enchaîné et les balayeurs
J’attendais le bus en compagnie d’un blaireau blondinet qui tentait de lire le canard enchaîné fraîchement imprimé au milieu d’une armada de balayeurs en action, armés d’aspirateurs électriques à bretelles. L’homme me faisait penser à Tintin avec son air guilleret et sérieux traquant l’information.
Pas de pot, le bus avait du retard, alors, en poireautant dans l’abri bus, j’observais le ballet des agents de propreté traquer la feuille automnale du trottoir.
Pas une ne doit pouvoir s’échapper tant l’organisation est efficace, rationnelle et sans pitié pour la feuille nervurée. La voirie doit être nickel et retrouver son noir authentique. Tout d’abord, deux hommes munis de gros aspirateurs, aidés d’un autre, posté sur la chaussée avec un aspirateur miniature très maniable, masques à poussière sur le visage, poussent les feuilles vers le caniveau, tendît que derrière, dans ce nid à poussière, la grosse balayeuse engloutit le tout par un flexible indiscipliné.
Tintin, pas perturbé par ce tintamarre, absorbé par un article présumé pas piqué des vers, ne bougeant pas d’un pouce à l’approche des hommes masqués, fut surpris de se faire souffler sa feuille de choux par le tuyau glouton du balayeur moderne traçant son caniveau obstinément. Le sloop de l’aspiration fut si prompt que notre homme resta les bras tendus tenant toujours son journal virtuel Il baissa ses bras doucement façon robot en regardant filer la balayeuse.
Il monta dans le bus, digne, la tête haute, moi, lui emboîta le pas, me retenant de rire pour rouler vers le boulot pas frustrer de l’aventure !
L’ère de la mécanisation a remplacé notre balai de paille et la brouette verte qui se faufilaient sans bruit dans nos allées de platanes. A quand les robots d’acier qui seront programmés pour nous saluer mécaniquement pour rétablir un peu convivialité d’antan d’une main tout en aspirant de l’autre.
17:25 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2007
Ce n'est pourtant pas chinois !
Dans le ventre mou de la manif, je me suis laissé décrocher pour regarder un beau 4x4 noir qui essayait de remonter à contre sens le cortège des manifestants. La femme qui de toute évidence paraissait sensée, s’entêtait à faire les quelques mètres en avant pour rejoindre son domicile situé à quelques pas. Vous comprenez me dit t elle : Je dois décharger mes courses, qui je l’imagine devaient être importantes et comportaient quelques denrées périssables, peut être du poisson en provenance du Guilvinec.
Je lui dis, amusé, qu’il valait mieux qu’elle se range tranquillement et aller prendre un café en attendant que ça se passe. Ce qu’elle fit mais tout compte fait j’aurai dû lui conseiller plutôt un lait fraise bien glacé.
Pendant ce temps, je n’avais pas vu deux chinoises qui prenaient en photo le cortège coloré de banderoles multicolores. J’ai voulu les prendre en photo mais hélas mon appareil ne s’est pas déclenché à temps. Je leur ai demandé de les fixer sur mon numérique dans la pose, ce qu’elles firent bien volontiers arborant des sourires radieux. J’en profitais de leur demander si en chine il y avait des manifestations et m’ont répondu bien évidemment dans leur accent que j’ai reconnu lorsque je vais au restaurant chinois « oh là là non ce n’est pas possible ! » L’image du char de Tian anmen m’est revenue en mémoire. Elle sont parties toutes les deux en traversant les manifestants vers la fac de médecine en riant.
Après les étudiants sont arrivés en masse. L’un d’eux s’est dirigé vers un mas de dix mètres où le drapeau tricolore ne flottait pas par faute de vent. Il s’est mis à grimper lentement par la force de ses bras et de ses jambes. Les étudiants se sont mis à l’encourager en ahanant un son lourd. Arrivé à la boucle d’attache du cordage qui maintenait le fanion, il a fait mine de défaire la boucle mais il s’est ravisé pour redescendre dans une acclamation mitigée des étudiants.
J’imagine une tentative de ce genre en chine, où les balles de mitraillettes auraient été telles qu’elles auraient atteint le traite de la république populaire de chine bien avant qu’il atteigne son but et, peut être, ces même tirs auraient cisaillés le haut du mas en faisant tomber le drapeau rouge sur lui afin de le cacher de son infamie.

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