29.08.2008

EN HAUT DE LA MONTAGNE À ROCHEFORT

Il est intéressant, au cours de périples, de mettre en évidence, de comparer des villes, paysages, produits … Le contraste des uns et des autres est surprenant. Il ne paraît pas si évident que ça : riche - pauvre, bon - pas bon, beau - pas beau, j’aime - caca boudin …

La Bourboule – Le Mont Dore

Situées toutes les deux à une encablure du Puy de Sancy, baignées par la Dordogne, l’une parait endormie, surannée tandis que l’autre à la jeunesse de ses sœurs alpines. Des hôtels mal entretenus aux restaurants défraichis. Des affiches « à vendre » placardisent les enseignes commerciales à chaque coin de rue. Des restaurants qui tiennent le coup malgré une clientèle vieillissante, habituée à la cure de la station thermale qui n’a pas l’estomac à goûter le bon vieux tripoux, genre d’andouillette, préfère le régime pour des moments qui sont plus propices à s’empiffrer , Noël ou pâques ou le mariage de la petite Agathe, alors le restaurant, bien sur , il a du mal, mal aux finances pour donner un bon coup de ripolin.
Si vous passez au Mont Dore, prenez le téléphérique pour le puy de Sancy, moi je le préfère à pied pour digérer le tripoux ou bien, des fois, le bowling ou la patinoire après la sieste. En hiver, un bon vin chaud après une bonne journée sur les pistes à la terrasse d’un bar regarder le soleil d’or couchant. Alors la différence?

La Rochelle- Rochefort

L’une est à coté de la mer l’autre pas. Ou tout s’articule autour du vieux port et voiliers prêts à partir au bout du monde, l’immobilité contraste de l’implacable ville-damier qui fait penser à New York aux angles droits planifiés sauf que les dimensions verticales restent cantonnées à deux étages.
Je suis entré au collège Saint Louis, fréquenté par l’illustre voyageur et marin Pierre Loti, à l’inverse de Jules Verne qui voyagea bien plus par l’esprit en regardant passer les bateaux en partance de Nantes.

- Vous désirez, m’interpela une femme sèche derrière son bureau d’accueil,
- Je visite, …
- C’est un collège, on ne visite pas, la porte est ouverte seulement pour les inscriptions, me dit-t-elle, très affairée derrière son vitrage d’époque
- C’est pour m’inscrire, lui rétorquai-je pour la narguer en profitant de regarder la cour intérieure.
La vieille dame s’énerva intellectuellement en contrôlant bien la situation, habituée à ce genre d’exercice avec les collégiens, un peu en avance sur la rentrée des classes, sachant que si ça dégénère le principal doit intervenir rapidement pour être en phase avec la renommée de l’établissement.
Ne voulant pas être désagréable, je lui tirai un grand sourire et un au revoir généreux, puis sortis du poids pesant de Saint Louis. Elle me répondit légèrement de la tête se retenant de ne pas sourire.

Le tripoux auvergnat- les escargots à la charentaise

Des plats régionaux à goûter, souvenir du goût à oublier quelques fois. Je suis vraiment tombé dans le mou, le ventre et le limaçon, l’un fait de tripes fines du cochon, personnellement je préfère une bonne andouillette du Mans, l’autre de petits escargots gris cuits avec une sauce à base de chair à saucisse, servis dans un marmiton très chauds ; pour attraper l’escargot on se brule les doigts avec un coup d’œil du bon coup de soleil pris sur les épaules l’après midi. Des deux, allez à égalité. J’ai préféré la pizza à la tomate fraiche, franchement !

L’Ile de Ré- l’Ile d’Oléron

Ré ou Oléron? Ré pour la note de musique, l’Ile paraît jouer sur toute la gamme du velouté du plaisir de passer de bonnes vacances ; Oléron, le paradis des moules et des huitres, ça sent à tous les étages de la marée. Des ponts pour accéder, payant pour Ré, pas pour Oléron. En Vélo, c’est gratos et si l’envie vous en dit, on peut faire la course pour arriver le premier. Un jour pour une île, c’est peu pour se rendre compte. A creuser …

06.08.2008

Le corps de mon ennemi d’Henri Verneuil -1976

Bebel dans un rôle tout en retenu dans la peau du fils d’un politique syndicaliste qui se présente aux élections municipales de la ville. Mal en pris de jouer avec la fille d’un patron industriel du textile qu’il a connu dans son enfance. Elle l’aime. C’est Marie France Pisier qui joue ce rôle qui lui va comme un gant et qu’on n’aurait pas imaginé dans celui de Miou Miou dans « les valseuses » de Bertrand Blier. Le jeune homme est adopté par la famille qui va l’intégrer dans le milieu bourgeois de l’industrie des filatures du Nord de la France. Son père va payer cher le rapprochement de son fils chez les exploiteurs de la classe ouvrière …

L’histoire politico mafieuse parait très invraisemblable où ces gens n’ont pas besoin de gros bras pour régler leurs problèmes et encore moins pour alimenter leur fortune par le trafic de drogue.

La riche bourgeoisie, comme le montre le film, baigne dans le réseau des notables en place de ville. Elle garde bien son train de vie ou il faut montrer patte blanche pour monter en 1ere classe.

Maintenant tous ces gens ont bien su ranger les ficelles des ateliers pour se reconvertir dans les entreprises du Cac 40 et tirer les ficelles de la bourse à leur profit. Notre classe politique la soutient dur comme fer à l’image de l’économie de marché de nos grands voisins américains.

Bebel a survolé ce film sans y toucher vraiment. Il est bien meilleur sur le train dans « peur sur la ville » du même réalisateur, qu’au confort ultra douillet du pullman, qui continu son chemin sans souci, insensible à ce qui se passe dehors.

15.03.2008

Cohiba ou pas cohiba ?

J’ai eu la chance de recevoir en cadeau une boite de cigares cubains et de me rendre compte qu’il s’agissait un des meilleurs cigares au monde comme l’est le château pétrus pour les vins de bordeaux, le caviar Pétrossian de Russie et autres mignardises d’exception ; rien que pour la gueule quoi.
Tout d’abord, j’ai eu du mal à l’allumer, puis j’avais l’impression qu’il y avait un problème de tirage comme une locomotive sans pression devant une légère cote. J’ai pris des renseignements sur la chose et sur la façon de l’allumer. C’est spécial, c’est comme pour démarrer une Ferrari, si tu ne sais pas, tu n’y arrives pas à ce qu’on dit.
Donc nouvel essai. Allumage parfait, puis comme la dernière fois pas moyen de tirer dessus. En plus j’avais l’impression de n’avoir aucun goût de tabac mais un relent de pétrole dans la bouche. Moi qui avait fumé des cigares de qualité correcte, je me disais qu’il devait avoir un problème : généralement le cigare se consume uniformément tandis que celui-ci se consumait plus d’un cote que de l’autre avec une cendre mal brûlée.
Un doute m’est venu. 1 que c’était des cigares de contre façon, ce qui me parait le plus plausible, 2 que le cigare avait reçu des traumatismes irréversibles jusqu'à détruire complètement sa nature.
Donc je ne sais pas au juste ou plutôt je sais quoi faire. Faire un petit voyage à Cuba et découvrir le vrai cohiba de là bas et profiter des charmes de sa musique latino et donner le bonjour au nouveau président Raul. Vous avez vu l’équipe de foot de Cuba qui disputait un match aux USA, la moitié des joueurs avaient foutu le camp dans la nature, ils étaient seulement dix à jouer la rencontre. Trop drôle, le gouvernement n’en est pas encore revenu ! Il a du boulot Raul !
Et mon cigare au goût de pétrole, c’est pas la classe au prix qu’est le litre de gasoil !