04.07.2009

Qui est le clown de qui ?

Je ne vais pas passer pour un clown si je fais ceci ou je dis cela. L’expression est courante mais est ce si important ?

Qui n’a pas été un jour le clown blanc ou l’auguste, le faire valoir de l’un ou de l’autre un jour ?

-  Je vais te donner un coup de pied dans le derrière, dit le clown Blanc.

Voilà comment commence une histoire de clown. Le clown blanc lui donne un coup pied dans le derrière mais l’auguste lui n’y arrive pas parce que le blanc est bien plus intelligent que lui et pare à toute ses attaques en le ridiculisant.

Aujourd’hui les spectacles de clowns sont moins présents au cirque mais quand ils sont là,  quel régale ! Le cirque : du spectacle assuré et du frison en plus sous le chapiteau rouge et blancs sous les spots mêlés aux odeurs de fauves et de pop corn caramélisé.

Mais comment font-ils pour s’en sortir ? Avec des subventions, peut être, mais avec des spectacles aux artistes sans cesse renouvelés et des numéros exceptionnels, des animaux fantastiques !

Chez moi, trois cirques se dressent sur la place et pas des moindres : Amar, Pinder et Bouglione avec des prix des places variant de 16 à 25 euros. Les enfants adorent le cirque et sont éduqués à la culture pour quand ils seront grands ils iront vers d’autres horizons culturels. Mais tout le monde n’est pas partageur.

 

Les clowns de la scène médiatique qui font marrer les bonnes gens et tant mieux parce qu’ on aime bien rire et que chacun est plus réceptif à tel ou tel humour, du gros au fin, enfin la différence est parfois moins nette qu’avec un Devos qui jonglait avec les mots et ses histoires surréalistes qui tournent rond.

Moi j’aimerai bien aller les voir pour me fendre la poire, me tordre les tripes  à  en pisser dans ma culotte, mais les Gerra, Palmade , Canteloup, Boon, Dubosc, Bigard, Elmaleh ne se font pas dans la dentelle. Les prix s’étirent de 39 à 53 euros.

39, c’est malin, c’est pas tout à fait 40 ; 43.50, c’est mesquin avec ces 50 centimes et 53, il doit avoir des dettes, la vedette, à rembourser et à ce prix là j’y vais une fois tous les 10 ans. J’aurai au moins participé à redresser son ego de compte en banque …

 

Le cirque est deux fois moins cher que les shows de nos humoristes en haut de l’affiche. Je pense que les deux non pas la même ménagerie à nourrir ! Parfois j’ai le sentiment d’être le clown du clown, le dindon de la farce !

05.04.2009

Bar d’un soir, bonsoir !

Jeudi soir, je suis sorti pour une dégustation de vin. C’était l’occasion de se retrouver entre amis pour passer une bonne soirée.
Hélas la soirée ne fut pas géniale ; au bout d’une heure, je me demandais ce que je foutais là et je me suis dit que j’aurais été cent fois mieux dans mon lit. En plus, j’étais fatigué et ne trouvais aucun intérêt à la conversation des uns et des autres.
Je me suis demandé pourquoi la soirée fut gâchée. Pourtant le bar est agréable et sur le trottoir on peut poser son verre sur un petit tonneau pour prendre l’air et fumer une cigarette pour ceux qui veulent. A l’intérieur, parquer dans un coin , la table pour quatre personnes, six en se serrant sur deux banquettes cuir, face à face ; l’espace ne permettait à tout le monde de se parler et l’effet de groupe conviviale n’était pas au rendez vous.
Le bar était loin d’être plein sauf lorsqu’un match de foot attire la clientèle ou qu’un groupe d’étudiants débarquent à l’improviste ; les autres bars d’à coté étaient bourrés jusqu’à la gueule, on se presse au bar pour s’arracher une pression.
Alors j’aurais pu dire à la patronne « votre bar ne marche pas, il faut réorganiser les lieux". Ҫa ne se dit pas, pourtant elle est sympa, on aimerait bien que son affaire tourne rond comme avant. Bar de nuit pour les noctambules ; bar de passage entre deux transports ou un rendez inopiné ; à la journée pour un croc monsieur, carafe d’eau, café strong pour repartir au boulot. Il faut choisir, il y a des bars qui font la journée et ferment à sept heures coup de balai compris et les autres, une multitude ...
Du café d’avant guerre avec la trappe de la cave derrière le bar à caisse enregistreuse d’où surgissaient les blancs et les rouges à foison au bar soft-fashion, l’évolution à suivi nos modes de vie et reflète notre évolution économico sociale . Aujourd’hui, les bars au design fantastique où l’on a du mal à imaginer une tasse café à l’intérieur, de toutes formes, hauts, bas, à étages, l’ambiance est salon chic choc, jeunes et costards , chemises blanches , robes de soirée ; j’exagère, tout le monde à un bar à son image !
Enfin, le principal est de trouver l’endroit grisant et dépaysant pour se défatiguer de la journée, se retrouver entre nous, rentrer à la maison, content du bon moment passé, et pourquoi pas changer et passer par la case bar comme celui-ci :
- Qu’est que vous buvez, Monsieur ?
- Moi, se sera un jus de carotte blanc.
- Et vous, je vous sers la même chose ?
- Pour changer, je vais prendre un jus de saucisse de Strasbourg.
- Désolé, nous sommes en rupture d’approvisionnement.
- Une bière, alors ?
- Nous avons arrêté, il y a plus de gaz, ce n’est pas écologique et ça vaut une fortune !

25.03.2009

Vu la graine et le mulet

J’ai aimé ce film, il me rappelle mon enfance, pas au sain d’une famille immigrant algérienne mais à coté de ces familles, moi le bien nommé français. Dans mon village, je ne savais pas ce que c’était le racisme, bien plus tard j’ai su. Il y avait bien des relents qui me parvenaient de l’indépendance de l’Algérie française, de jeunes plus vieux que moi qui parlaient de bougnoules et de casser du raton, je pense qu’ils tenaient ça de leurs parents, des conversations balancées entre deux faits divers du village, des bribes de mots de la radio qui rentraient dans une oreille distraitement, je ne leur demandais pas d’explications parce qu’ils n’auraient pas pu eux même m’en donner et que je n’osais pas. Il y avait aussi les histoires de pieds noirs qui avaient débarqués et qui étaient mal vu des français métro qui eux ne touchaient rien. Il avait du boulot, la vie était dure, mais bizarrement à aujourd’hui où il n’y a pas de boulot pour tout le monde, la société n’a pas changée fondamentalement …

A mobylette, Slimane faisait le tour du port pour ramener de poisson, du mulet à sa famille, parce comme mon voisin algérien qui récupérait de la nourriture pour sa famille, savait dénicher les affaires et je me rappelle dans son garage des kilos de pommes dans les cagettes en bois. j’en chipait une de temps quand je passais devant quand j’allai les voir, je faisais gaf qu’il ne voit pas parce qu’il n’aimait pas ça, enfin je présume. Je goûtais aussi chez eux parfois après de le monopoly. La bouffe, il savait se débrouiller ; son jardin, y avait tout, légumes et fruits.

Mon voisin, lui, allait travaillé à l’usine, au début en moto, puis il avait acheté une 2CV. Il était digne comme dans le film, il ne parlait presque pas mais une fois lorsque ado, à 18 ans, nous faisions n’importe quoi, il était inquiet pour l’avenir de ses garçons, mes amis. Sa famille, ses enfants s’intégraient à la vie française, école, lycée, fac, travail, mariage, divorce …Que pouvait-t-il répondre quand ses enfants lui disaient « tu devrais retourner au bled », ne savaient-t -ils pas que sa vie était ici en France auprès d’eux, qu’est ce qu’il ferait au bled sans eux, sans ses petit enfants, son port, ses bateaux et ses odeurs de graisse et de gasoil sous la tôle rouillée.