06.08.2008

Le corps de mon ennemi d’Henri Verneuil -1976

Bebel dans un rôle tout en retenu dans la peau du fils d’un politique syndicaliste qui se présente aux élections municipales de la ville. Mal en pris de jouer avec la fille d’un patron industriel du textile qu’il a connu dans son enfance. Elle l’aime. C’est Marie France Pisier qui joue ce rôle qui lui va comme un gant et qu’on n’aurait pas imaginé dans celui de Miou Miou dans « les valseuses » de Bertrand Blier. Le jeune homme est adopté par la famille qui va l’intégrer dans le milieu bourgeois de l’industrie des filatures du Nord de la France. Son père va payer cher le rapprochement de son fils chez les exploiteurs de la classe ouvrière …

L’histoire politico mafieuse parait très invraisemblable où ces gens n’ont pas besoin de gros bras pour régler leurs problèmes et encore moins pour alimenter leur fortune par le trafic de drogue.

La riche bourgeoisie, comme le montre le film, baigne dans le réseau des notables en place de ville. Elle garde bien son train de vie ou il faut montrer patte blanche pour monter en 1ere classe.

Maintenant tous ces gens ont bien su ranger les ficelles des ateliers pour se reconvertir dans les entreprises du Cac 40 et tirer les ficelles de la bourse à leur profit. Notre classe politique la soutient dur comme fer à l’image de l’économie de marché de nos grands voisins américains.

Bebel a survolé ce film sans y toucher vraiment. Il est bien meilleur sur le train dans « peur sur la ville » du même réalisateur, qu’au confort ultra douillet du pullman, qui continu son chemin sans souci, insensible à ce qui se passe dehors.

15.03.2008

Cohiba ou pas cohiba ?

J’ai eu la chance de recevoir en cadeau une boite de cigares cubains et de me rendre compte qu’il s’agissait un des meilleurs cigares au monde comme l’est le château pétrus pour les vins de bordeaux, le caviar Pétrossian de Russie et autres mignardises d’exception ; rien que pour la gueule quoi.
Tout d’abord, j’ai eu du mal à l’allumer, puis j’avais l’impression qu’il y avait un problème de tirage comme une locomotive sans pression devant une légère cote. J’ai pris des renseignements sur la chose et sur la façon de l’allumer. C’est spécial, c’est comme pour démarrer une Ferrari, si tu ne sais pas, tu n’y arrives pas à ce qu’on dit.
Donc nouvel essai. Allumage parfait, puis comme la dernière fois pas moyen de tirer dessus. En plus j’avais l’impression de n’avoir aucun goût de tabac mais un relent de pétrole dans la bouche. Moi qui avait fumé des cigares de qualité correcte, je me disais qu’il devait avoir un problème : généralement le cigare se consume uniformément tandis que celui-ci se consumait plus d’un cote que de l’autre avec une cendre mal brûlée.
Un doute m’est venu. 1 que c’était des cigares de contre façon, ce qui me parait le plus plausible, 2 que le cigare avait reçu des traumatismes irréversibles jusqu'à détruire complètement sa nature.
Donc je ne sais pas au juste ou plutôt je sais quoi faire. Faire un petit voyage à Cuba et découvrir le vrai cohiba de là bas et profiter des charmes de sa musique latino et donner le bonjour au nouveau président Raul. Vous avez vu l’équipe de foot de Cuba qui disputait un match aux USA, la moitié des joueurs avaient foutu le camp dans la nature, ils étaient seulement dix à jouer la rencontre. Trop drôle, le gouvernement n’en est pas encore revenu ! Il a du boulot Raul !
Et mon cigare au goût de pétrole, c’est pas la classe au prix qu’est le litre de gasoil !

04.03.2008

Clap1 de Klapisch

En revoyant les poupées russes

J’aime trop son cinéma tout en décalé avec par exemple la scène dans la rue de Saint Petersbourg au dimension architectural parfaite. Duris y suit un mannequin bien carrossé en suivant les mouvements de sa jupe qui battent ses cuisses avec ses bras et en essayant de décoller de bonheur.
Je me demande pourquoi les gens aiment si bien son cinéma et d’autres pas. Ceux qui l’aiment ne se remarquent pas, ils pourraient se laisser aller à leurs fantasmes et leurs rêveries loufoques. Bon heureusement qu’il y a le cinéma pour se marrer au moins. Qu’est ce qui fait que les gens sont bloqués et stressés dans la rue et rentrent dans un personnage de la vie pour jouer un jeu devant ses contemporains.
A 30 ans, c’est vrai ça, c’est un peu vieux pour faire n’importe quoi mais quand l’amour donne des ailes, tu voles à tout age, même papi quoi !
A 20 ans, on devrait voir les jeunes marcher dans les airs plus souvent. On dit que les canadiens, hollandais, allemands sont plus cools que nous, pourquoi ? Les anglais eux sont plus réservés disons excentriques, mais c’est leur humour qui fait que … et nous français pourquoi ce sérieux. Plus de Belmondo qu’un Gabin, oh oui !
Allons vite voir Paris de Klapisch et ses parisiens s’ils sont drôles et nous parler d’amour autrement que Truffaut !